HARTUNG et les peintres lyriques

Gottlieb Winter Mathieu Hantaï Schneider Degottex Twombly Frankenthaler De Kooning Jaffe Bradley Von Heyl Oehlen Polke Traquandi Wool Zurstrassen

à Landerneau ,

du 11 décembre 2016 au 17 avril 2017.

« Au vingtième siècle, Hans Hartung (1904-1989) s’est imposé comme une des figures centrales d’une peinture libérée des règles classiques comme de la tentation d’un nouvel académisme : une peinture abstraite, où prime une facture très expressive — une mise en forme qui donne naissance à des formes amples et à des contrastes de couleurs puissants.
Cette peinture, tout en étant émancipée, demeure habitée par un sens aigu du contrôle, une adhésion choisie à la maîtrise. La précarité-euphorisante d’un tel équilibre fait de Hartung un artiste lyrique, depuis les oeuvres (en direct et/ou en différé) qu’il faudrait dire « librement concrètes » tout au long des années trente et — de manière encore plus affirmée — du milieu des années cinquante à la fin des années quatre-vingt, avec une production « immédiate » d’une rare invention.
Cette exposition cherche donc à montrer la vision d’un artiste dont la constance du projet est absolument remarquable, mais dont le parcours demeure rythmé par des variations d’exécution surprenantes : pulvérisation et grattage ; utilisation d’instruments invasifs comme des balais, de branchages ou des rouleaux à lithographie.

Mieux encore, grâce à des prêts exceptionnels, cette exposition fait entrer Hartung en résonance avec d’autres artistes : ceux que l’on relie historiquement à « l’abstraction lyrique » du début des années cinquante, Georges Mathieu, Gérard Schneider, sans oublier le premier Hantaï. Mais aussi, en insistant sur leur production des années soixante et soixante-dix, de grands noms de la scène internationale : Helen Frankenthaler, Willem De Kooning, Cy Twombly… Pour finir avec certaines figures incontournables de la peinture contemporaine comme Shirley Jaffe, Albert Oehlen, Sigmar Polke ou encore Christopher Wool. Une entreprise de réemploi prospectif du vocable « lyrique » hors de tout dogmatisme et dans une perspective formellement généreuse et intellectuellement ouverte comme l’a, en permanence, été l’oeuvre on ne peut plus picturale de Hans Hartung. »
XAVIER DOUROUX, commissaire de l’exposition

Fonds pour la culture Hélène et Édouard Leclerc, aux Capucins, 29800 Landerneau.

http://www.fonds-culturel-leclerc.fr